Quelque part en Allemagne, on vient d’annoncer un nom. Une étoile, peut-être la première, peut-être la deuxième. Des applaudissements, des photos, quelques messages sur le portable. Et le lendemain matin, ce même cuisinier se retrouve dans la même cuisine et se pose une question qu’il ne s’était jamais posée aussi ouvertement auparavant : est-ce que je vaux désormais davantage ?
Oui. Mais rarement comme il le pense.
Une étoile n’est pas une distinction que l’on expose sur une étagère. C’est une réévaluation. Du jour au lendemain, ce que le marché est prêt à payer pour un chef change. Seulement, le chef est généralement le dernier à l’apprendre, et son employeur actuel ne le lui dira certainement pas.